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Refonte de site : les six décisions qui coûtent cher si on les prend trop tard

Une refonte se joue rarement sur le design. Elle se joue sur six décisions prises au tout début, dont certaines deviennent très coûteuses à corriger une fois le site en ligne.

9 mai 2026 3 min de lecture Par Joel GODENIR

Le réflexe naturel, quand on refait son site, est de commencer par regarder à quoi il va ressembler. C’est précisément l’inverse de l’ordre utile. Les choix qui décideront du résultat se prennent avant qu’une seule maquette n’existe.

1. Les adresses des pages, et leurs redirections

C’est le point le plus coûteux à rattraper. Si vos adresses changent sans qu’une redirection soit posée, vous perdez d’un coup le référencement accumulé sur chaque page, et vos anciens liens tombent sur une erreur.

Avant la refonte, il faut lister toutes les adresses existantes, repérer celles qui reçoivent du trafic, et décider pour chacune : elle est conservée, elle est redirigée vers une nouvelle, ou elle disparaît. Ce travail prend quelques heures. Le rattraper trois mois après une chute de trafic en prend beaucoup plus.

Une refonte sans plan de redirections, c’est un déménagement sans transfert de courrier.

2. L’arborescence, avant le design

Combien de pages, organisées comment, avec quoi dans le menu. Cette décision détermine à la fois le référencement et la facilité de navigation, et elle est très pénible à modifier une fois les maquettes validées.

Le piège classique est de calquer l’arborescence sur l’organigramme de l’entreprise plutôt que sur les questions des visiteurs. Un client ne cherche pas votre service commercial, il cherche une réponse.

3. Qui écrit les contenus, et quand

C’est la première cause de refonte qui s’éternise. Le site est prêt, les textes ne viennent pas, le projet dort trois mois. Décidez dès le départ qui rédige, et prévoyez que ce ne sera probablement pas vous, faute de temps.

Décidez aussi du sort des anciens contenus : ce qui est repris tel quel, réécrit, ou supprimé. Un article de 2019 qui ne reçoit aucune visite n’a pas besoin d’être migré.

4. L’hébergement, le domaine et la propriété

Vérifiez à quel nom sont enregistrés votre nom de domaine et votre hébergement. Si c’est celui de votre ancien prestataire, réglez ce point avant de lancer quoi que ce soit : c’est le moment où l’on découvre parfois qu’on ne possède pas son propre site.

Profitez-en pour vérifier la date d’expiration du domaine. Un domaine oublié, c’est un site qui disparaît du jour au lendemain, refonte ou pas.

5. La mesure, installée avant la bascule

Relevez vos chiffres actuels avant la mise en ligne : trafic, pages les plus vues, positions sur vos requêtes principales. Sans ce point de départ, vous ne saurez jamais si la refonte a amélioré ou dégradé la situation.

C’est un quart d’heure de travail, et c’est irrattrapable après coup.

6. Ce qui se passe le lendemain de la mise en ligne

Un site n’est pas un objet qu’on livre et qu’on oublie. Qui fait les mises à jour, qui surveille les sauvegardes, qui intervient si une page casse : ces questions se tranchent au moment du devis, pas six mois plus tard quand le problème arrive.

C’est aussi le moment de décider qui publiera les contenus, et donc s’il faut prévoir une prise en main de l’outil.

En résumé. Une refonte réussie se joue avant la maquette : plan de redirections, arborescence pensée pour le visiteur, contenus attribués, propriété du domaine vérifiée, mesure installée, et suite décidée. Le design vient après, et c’est la partie la plus facile à corriger.

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